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Une main qui arrose de jeunes plants à différents stades de croissance

Pour les professionnels

Points d'attention pratiques pour les médecins, infirmiers, coordinateurs de don d'organes et équipes de bloc. Cette page repose avant tout sur la procédure et la réglementation néerlandaises ; sur le plan médical, les informations correspondent aussi à la procédure belge.

Directive officielle et protocoles

Cette page porte avant tout sur la procédure et la réglementation néerlandaises. Les principes médicaux et logistiques s'appliquent aussi à la procédure belge, mais les étapes juridiques et les critères de rigueur peuvent varier d'un pays à l'autre. Pour les protocoles, critères de qualité et bases scientifiques les plus récents, consultez la directive Don après euthanasie de la Fondation néerlandaise pour la transplantation.

Visiter transplantatiestichting.nl/protocollen/donatie-na-euthanasie

Directive et cadre

  • Suivez la directive multidisciplinaire Don d'organes après euthanasie (ODE) de la Fondation néerlandaise pour la transplantation.
  • L'évaluation de l'euthanasie et le parcours de don restent des chaînes de décision strictement séparées. La question du don ne doit pas influencer la demande d'euthanasie.
  • En cas d'euthanasie fondée sur une souffrance psychique, des critères de rigueur supplémentaires s'appliquent : outre l'évaluation habituelle, la consultation d'un psychiatre indépendant est indiquée, avec une attention accrue pour la capacité de discernement, le caractère sans issue et les alternatives thérapeutiques. Suivez pour cela la Directive NVvP sur l'euthanasie chez les patients souffrant d'un trouble psychiatrique, en plus de la directive Don après euthanasie.
  • L'euthanasie est pratiquée par le médecin traitant du patient, pas par l'équipe de don.
  • Des accords juridiques sont conclus entre le médecin exécutant et l'hôpital où la procédure a lieu, par exemple sur la responsabilité et la répartition des tâches.
  • Déclarez le décès comme décès non naturel au médecin légiste ; le prélèvement ne commence qu'après la mainlevée du procureur.

Considérations éthiques

Le don d'organes après euthanasie suscite des questions légitimes. L'aperçu ci-dessous résume les principaux arguments présents dans la littérature et le débat public, favorables comme critiques.

Arguments en faveur

  • Le respect de l'autonomie : une personne qui a déjà choisi l'euthanasie peut donner un sens propre à ce choix.
  • Pour certains patients et proches, le don apporte de la valeur et du réconfort à des adieux difficiles.
  • La qualité des organes est souvent bonne, le moment étant planifié et l'ischémie chaude courte.
  • Sans ce parcours, ce potentiel d'organes et de tissus serait entièrement perdu.

Réserves et critiques

  • Risque de pression ressentie : le patient ne doit jamais se sentir orienté vers l'euthanasie ou le don. L'initiative doit donc toujours venir de lui.
  • Médicalisation des adieux : mourir à l'hôpital plutôt qu'à domicile constitue pour certains une objection majeure.
  • Conflit d'intérêts : les décisions relatives à l'euthanasie et au don doivent rester strictement séparées, avec des médecins différents.
  • L'objection de conscience des soignants doit être respectée ; la participation est volontaire.
  • Certaines institutions choisissent de ne pas proposer la procédure ; ce choix légitime doit être communiqué de façon transparente.

Augmenter le nombre de transplantations n'est explicitement pas l'objectif de cette procédure. L'objectif est de respecter la volonté explicite du patient, dans un cadre médical et juridique rigoureux.

Cette page est un résumé d'orientation. Consultez toujours la directive nationale en vigueur et les protocoles de votre propre établissement.